Archives de la catégorie : Conseils aux Parents

Comment être impliqué entant que parent!

Parents et enfants

En tant qu’être humain nous avons besoin d’une attention particulière pour renforcer notre confiance en nous-mêmes. Encore plus pour un enfant qui est un être si fragile et qui est dans une phase où il a besoin de se sentir valoriser. Un parent joue un rôle substantiel dans la vie d’un enfant, ce dernier a besoin d’un temps particulier qui lui sera consacré.

Comment devons-nous comprendre nos enfants ?

Un parent peut apprendre à comprendre la psychologie de son enfant, ne vous inquiétez pas vous n’avez pas besoin d’être un spécialiste pour savoir ce qu’il aime ou déteste, ce qui lui rend bien, ce qui l’accable,comprendre ses besoins. Vous travaillez pour subvenir aux besoins de votre enfant, vous rentrez très tard trèsextenués mais il est primordial de créer du temps pour lui.

Laissez-moi partager avec vousmon parcours :

J’ai été élevée dans une famille monoparentale.  Ma mère étant seule, était extrêmement occupée et devait tout gérer.

Me préparer mon petit-déjeuner, ma boite a lunch, me faire étudier une dernière fois avant de rentrer en classe. Elle se rendait à ses occupations et se dépêchait pour retourner me chercher à l’école…. Ses journées se déroulaient ainsi, on avait l’impression que ma mère faisait une guerre à son grand allié, le temps.

Ma mère ne s’était pas laissée broyer par tout ça et trouvait toujours du temps rien que pour moi, elle s’intéressait à mes dessins, elle analysait mes travaux créatifs, elle me posait des questions sur mes nouveaux amis à l’école, elle me faisait rire parfois avec des blagues.

Ma mère m’aidait à construire ma personnalité et voulait éviter que j’aie un manque de confiance en moi.

Chaque famille est unique et a son propre mode de vie mais n’oubliez surtout pas de dédier du temps à votre enfant. Aucun  parent n’a envie  de voir son enfant devenir agressif, dépressif ou malheureux. Pour éviter ceci, vous pouvez commencer par montrer de l’intérêt pour tout ce qu’il fait ou dit. Faites-le se sentir en sécurité surtout dans la conjoncture dans laquelle nous nous retrouvons ces jours-ci. Ne pas accorder assez de temps à votre enfant lui fera penser qu’il n’a pa assez de valeur à vos yeux et pourra commencer à afficher des comportements inadéquats pour attirer votre attention. Certains moments peuvent vous paraitre insignifiants mais ont une valeur inestimable pour l’enfant.

Faites des activités ensemble : priez, aller voir ses spectacles, intéressez-vous a tout ce qu’il fait à l’école, aidez avec les leçons et devoirs, faites des courses, faites des tâches ménagères, lisez lui des histoires, riez ensemble, faites-lui des chatouilles….

Cela contribuera grandement au progrès de l’enfant et surtout renforcer le lien qu’il y a entre vous. Ne mettez surtout pas l’accent sur la durée des moments passés ensemble mais plutôt sur la qualité. Soyez complètment présent en mettant de côté tout appareil électronique. Tout comme  l’enfant a besoin d’être seul pour se construire mais il a aussi besoin de son parent pour mieux développer ses différentes capacités et surtout son estime de soi.

Annabelle Jean

Assistante administrative

Quoi dire à nos enfants?

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Vendredi 6 juillet, je sors de réunion à Pétion-Ville avec plusieurs appels manqués de mon mari et autres membres de la famille. Lorsque finalement on se parle il me mentionne que la situation est assez tendue dans les rues et de faire attention. Je décide d’emprunter la rue Panaméricaine qui était complètement bloquée, alors je rebrousse chemin pour aller passer par l’autoroute de Delmas. C’est à ce moment que mon mari me dit que la situation s’est aggravée que ce serait mieux de rentrer à Caribbean Supermarket. Je suis restée bloquer là jusqu’à samedi matin 3h45.

 

Ce soir-là, ma fille est restée avec la gouvernante de chez ma mère sans ses parents et ses grands-mères avec qui elle est très proche. Impuissante je me demandais comment qu’elle se sentait ou ce qu’elle pensait, surtout qu’elle n’a juste qu’un an.

 

Après avoir pris les rues ce soir-là et après avoir vu et entendu les dégâts sur les réseaux sociaux, je ne peux m’empêcher de me demander comment expliquer cette situation à nos enfants.

 

Comment expliquer à une fillette de 8 ans que son école de danse a été brulée? Comment expliquer à nos enfants que nous devons rester enfermer dans nos maisons pour peut-être plusieurs jours encore? Comment expliquer les bruits et commentaires entendus dans certains quartiers?

Comment expliquer cette anxiété vue sur le visage de leurs parents? Comment leur expliquer que les entreprises pour lesquelles ils ont travaillé dur sont parties enflammées?

 

En tant qu’éducatrice, je me dis qu’il ne faut rien leur cacher. Il faut leur expliquer en leur mot que nous vivons en tant que pays une situation très difficile. Une situation qui est due à un manque de communication et de compréhension. C’est pour cela que l’empathie, le respect de l’autre et l’acceptation sont des éléments importants pour la bonne évolution d’une société.

 

En tant que mère, je suis aussi perdue et angoissée que tous. Soyez prudents!

 

Nastassia Colimon

Enseignante spécialisée

L’été : quelles activités pour mon enfant ?

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L’été est enfin là ! Nous sommes aussi heureux que nos bambins : plus de pression le matin, plus d’anxiété au niveau des devoirs, plus d’activités extra-scolaire et surtout plus d’embouteillages !

Cependant, nous faisons face à une autre problématique ; nous sommes bombardés de publicités pour des camps d’été et toutes autres activités d’été mais comment choisir ?

Pour y répondre vous devez vous demandez ce que vous recherchez exactement pour votre enfant en insistant sur son profil. Il est important de prendre ces deux points en considération pour avoir un été productif.

Mon enfant est très spatial (est capable de facilement se retrouver dans l’espace, aime construire, décoder) : peut-être alors trouver une activité qui va lui permettre de mettre en valeurs ses capacités, comme un camp où l’on met l’accent sur tout ce qui est robotique, décodage, construction serait intéressant.

Mon enfant est très kinesthésique (aime bouger, très sportif) : alors il est important dans ce cas de s’assurer que là où vous le placer durant l’été que tout ce qui est sport est mis en avant. Peut-être aussi qu’il a un goût pour un sport en particulier, il y a pas mal de camp qui sont spécialisés dans un sport spécifique.

Durant l’année mon enfant a su exceller dans l’apprentissage d’un instrument de musique et je n’aimerais pas qu’il perde ce qu’il a acquis. Alors ce serait important qu’il continue à pratiquer durant les vacances en ayant le support nécessaire pour qu’il ne perde pas sa motivation.

Mon enfant est verbal (a une capacité à s’exprimer correctement) : ce genre d’enfant se débrouille très bien au niveau du théâtre. Nous avons beaucoup de camps cette année qui offrent des cours de théâtre durant les vacances.

Mon enfant a eu des difficultés (grandes ou pas) durant son année scolaire, devrais-je lui donner une pause ? Cette question nous revient à chaque année et elle est d’une importance capitale. Une pause est toujours importante après une année scolaire, surtout si cette dernière était particulièrement difficile. Cependant, cette pause doit être bien gérée et ne doit pas être prise au détriment de l’évolution académique de votre enfant.

Durant cette pause, il y a plusieurs activités ludiques qui peuvent être faites pour continuer à aider au niveau d’une difficulté. Comme par exemple des petites « compétitions » en lecture pour aider l’enfant à développer son rythme de lecture, des dessins après la lecture pour l’aider au niveau de la visualisation, des devinettes pour l’aider avec l’inférence.

Au niveau du calcul mental par exemple, faire des exercices de vitesse de calcul (qui peuvent être fait en prenant la douche ou en mangeant), en résolution de problèmes utiliser des situations de la vie de tous les jours pour arriver à une solution (au supermarché : nombre d’items, prix de l’item, calcul de la facture, pour les plus grands comment calculer des taxes ou rabais).

Il ne faut surtout pas livrer complètement vos enfants à la technologie pendant l’été, le retour en classe sera beaucoup plus difficile si c’est le cas.

Nastassia Colimon
Enseignante spécialisée

Comment choisir une école pour son enfant ?

photo La Ressource

Choisir une école pour son enfant est une pression, mais aussi une liberté. Plusieurs parents ne savent pas comment chercher et essayent de faire une liste de critères. En s’engageant avec une école pour la scolarité des enfants, les parents composent le quota minimal de subsistance : l’un a besoin de l’autre.

L’école parfaite n’existe pas. Il n’existe pas de liste de critères guidant votre choix. Ainsi, onze questions ont été élaborées pour vous aider à affiner votre recherche.

1. Mon enfant doit-il aller dans un enseignement spécialisé ?
Les enfants ayant une déficience qui n’est pas un handicap lourd et observable peuvent suivre un enseignement dans une école maternelle ordinaire. Les orientations dans le spécialisé pourront se faire plus tard, avant ou après les premières années du primaire.
2. Les valeurs véhiculées ont-elles beaucoup d’importance ?
Toute école devrait inculquer des valeurs. Une lecture des projets éducatifs des établissements vous permettrait de mieux choisir.
3. Les choix méthodologiques « au jour le jour » me conviennent-ils ?
Enseignement avec devoir de maison ou au contraire jugez-vous que les devoirs soient une intrusion dans le temps familial ? Vous entendriez-vous avec une équipe éducative ne faisant pas de dictées hebdomadaires ou imposant un cahier d’écriture à compléter quotidiennement ?
4. Comment sont composées les classes ?
Les élèves, sont-ils groupés par années, par cycles ? Sont-ils dans des classes de niveaux, forts distingués des faibles ? Où ira votre enfant s’il a des difficultés ou s’il a des grandes « facilités »? L’effectif des classes, est-il grand ou réduit ? Ces distinctions, sont-elles pour vous, justes, acceptables et/ou indifférentes ?
5. Est-ce accessible facilement ?
Les enfants vont à l’école 184 jours annuellement. Comment combiner ces déplacements avec ceux du travail ? Est-ce en chemin ? Quelqu’un (voisin, famille) peut-il récupérer vos enfants ? Passeront-ils plus de 30 minutes en voiture tous les jours ?
6. Quelles sont les facilités de garderie ?
Comment allez-vous concilier votre vie et celle de l’enfant (vos horaires et les siens) ? Y a-t-il des facilités, ou des possibilités convenables après les heures de cours ?
7. Y a-t-il un espace de jeux à l’école ?
Est-ce important ou dangereux, ou moins important que la pédagogie ? Est-il bien aménagé ? Ou au contraire, vu votre jardin et ses balançoires, cet espace semble superflu ?
8. Y aura-t-il d’autres frais annuels (voyage, sortie pédagogique) ?
Toute école communique les frais de scolarité, mais certaines ont des demandes supplémentaires, qu’elles doivent présenter en début d’année. D’autres arrivent souvent en cours. Les assumerez-vous car c’est essentiel pour un enseignement de qualité ou trouvez-vous que c’est inutile ?
9. Est-ce que les parents participeraient aux activités scolaires ?
Est-ce obligatoire ? Voulez-vous rencontrer les autres parents et montrer l’importance que vous accordez à la scolarité ? Sinon, n’est-ce pas la place des parents ? Ce temps, pourrait être mieux utilisé par vous, les enseignants et les élèves ? Existe-t-il un conseil de parents ? Que font-ils et comment y adhérer ?
10. Qu’arrivera-t-il si mon enfant a des difficultés ?
Existe-t-il des procédures d’accompagnement ? Devrez-vous embaucher un tuteur ? Est-ce une solution envisageable ? En avez-vous les moyens et assez de temps ?
11. Quelles sont les opinions ?
Pour avoir un indicateur palpable, questionnez les parents dont les enfants sont passés par cet établissement et qui sont en secondaire, afin de savoir comment ils se débrouillent dans la suite de leur parcours avec le bagage reçu dans cette école.
L’aspect pratique serait de choisir une école à proximité. Toutefois, il est primordial de connaitre le profil académique de votre enfant et de rechercher une école cadrant avec ses aptitudes par rapport au palmarès scolaire et une direction facilitant l’accompagnement.

Marie-Nicka Petit-Frère, psychologue clinicienne

LA COLLABORATION ENTRE L’ENSEIGNANT, LES PARENTS ET LES PROFESSIONNELS ENGAGÉS AUPRÈS DE L’ÉLÈVE EN DIFFICULTÉ.

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L’enseignement consiste aussi à savoir utiliser dans les interventions les personnes significatives dans la vie de l’élève. Grâce à cette concertation, l’élève pourra bénéficier de meilleures interventions en classe ainsi que dans les autres contextes d’apprentissage. Pour nous, cette collaboration est considérée comme la pierre angulaire d’un enseignement efficace.

Dans ce processus de collaboration, il est nécessaire, dans un premier temps, que les enseignants s’impliquent et interagissent entre eux surtout quand il s’agit de la résolution d’un problème. La recherche démontre que cette collaboration a des répercussions sur les relations interpersonnelles que vous pouvez entretenir avec vos collègues.

Il est normal d’avoir quelques appréhensions et qu’une adaptation aux expériences de collaboration serait bénéfique car celles-ci peuvent être aussi une source de satisfaction et de stimulation. Il incombe aussi à chacun d’être ouvert à la communication et à la collaboration. Chaque geste fait en ce sens, transforme l’école et profite aux élèves.

En second lieu, cette collaboration traduit aussi l’implication des parents dans le cheminement de l’enfant. Elle augmente les chances que l’élève résolve ses problèmes. Elle favorise la réussite scolaire, une attitude plus positive envers l’école et l’adoption de meilleurs comportements. Elle diminue également l’absentéisme et la suspension de l’école. Certains parents ont besoin de soutien de la part de l’école pour comprendre les difficultés de leur enfant. Ils ont aussi besoin de soutien pour travailler avec l’enfant. Cela demande des interventions répétées et les progrès sont souvent lents. Ce qui provoque des fois une sorte de frustration pour les parents malgré leur bonne volonté. Il revient aux autres professionnels de discuter de la nature des difficultés de l’élève. Les échanges avec les parents concerneront davantage les observations que vous faites sur les comportements de l’enfant en classe et les moyens d’interventions pour l’aider à mieux apprendre. Par ailleurs, il convient de consulter les parents dès le début du problème et ils seront ainsi à même de voir les résultats des interventions que l’on fait. Les informer trop tard peut provoquer de vives réactions de leur part et un sentiment d’impuissance face à la situation.

Les recherches montrent cinq formes de collaboration avec les parents et avec ceux des élèves en difficultés : Les rencontres de planifications des interventions où les parents s’engagent dans la vie de l’enfant soit pour élaborer un plan d’intervention ou pour discuter d’une situation ; les communications régulières et fréquentes sur le suivi des apprentissages et des comportements ; la concertation dans les interventions comportementales afin de modifier celles-ci ; la stimulation à la littératie c’est-à-dire stimuler l’enfant par la lecture et les contacts fréquents avec l’écrit et enfin, le tutorat parental à la maison.

Travailler en concertation à ses exigences (Rousseau & Bellanger, 2004), mais cela peut être pour nous tous une grande source de satisfaction et de stimulation professionnelle. C’est la voie que tous les professionnels qui gravitent autour de l’enfant doivent emprunter pour faire face aux exigences et aux difficultés scolaires.

Johanne REFUSE, Psychologue clinicienne

Spécialité enfants, adolescents, institutions

Le TDAH et son impact sur la motivation et l’estime de soi de l’enfant.

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Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est un trouble dysfonctionnel constitué de trois types  de symptômes : le dysfonctionnement attentionnel, l’impulsivité et l’agitation. Le TDAH touche environ 5%  des enfants dans le monde. Dans 80% des cas ce trouble persiste de l’enfance à l’adolescence  et  dans 60%  des cas il  persiste à l’âge adulte. Les enfants avec TDAH  sont souvent incapables de se concentrer, et cela ne révèle pas du manque  de volonté  mais du dysfonctionnement  du filtre attentionnel au niveau de leurs cerveaux. En salle de classe les symptômes d’inattention et/ou d’hyperactivité d’impulsivité sont quasi persistants  et entrainent souvent l’échec scolaire.  Selon des études,  les enfants atteints du TDAH sont plus susceptibles de redoubler,  ceci malgré le fait qu’on y trouve chez ces enfants un haut potentiel intellectuel. Ainsi ils font face à des échecs répétés qui par conséquent vont avoir nécessairement des répercussions sur leur motivation et  leur estime de soi.D’une part, la motivation reste dans l’organisme humain comme la composante qui contrôle l’engagement pour une activité précise jusqu’à son aboutissement. C’est également un ensemble de facteurs qui déterminent l’action et le comportement. À  l’enfance elle se construit et augmente avec l’encouragement des proches. Elle peut être aussi diminuée par le stress, l’anxiété, la dépression due des échecs répétés. L’enfant qui souffre du TDAH  a particulièrement de la difficulté à se motiver dans la réalisation des objectifs à moyen et long terme qui exigent des efforts. Pour l’aider à rester motivé, il faut lui proposer des activités de courte durée, de l’impliquer davantage dans l’activité qu’il aura à réaliser, soit par des manipulations, des discussions et des jeux, faire le renforcement  positif car  il faudra toujours le complimenter lorsqu’il fera  un effort, et de lui donner des choix concernant les activités à l’intérieur d’un projet qu’il aura à  réaliser.

D’autre part, l’estime de soi est une attitude propre à l’enfant qui consiste à se dire qu’il a de la valeur,  qu’il est unique et important. Le développement de l’estime de soi commence dès la petite enfance et peut s’affaiblir ou se renforcer. Une bonne estime de soi  va permettre  à l’enfant d’affronter les difficultés qu’il rencontrera  au quotidien. À l’inverse  une mauvaise estime de soi  provoquera chez lui une perception négative et un manque de confiance en lui-même. L’enfant qui souffre du trouble de déficit de  l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) se sent souvent pas à la hauteur lorsqu’il se compare aux autres enfants. Ce sentiment crée chez lui de l’anxiété  et un comportement d’évitement  des situations  qui amènent  à une détérioration de l’estime de soi. Ainsi pour l’aider a amélioré son estime de soi, il faut mettre l’accent sur l’effort plutôt que sur le résultat, souligner ses forces au lieu de ses défis, utiliser avec lui un langage positif, l’encourager à mieux se connaitre, lui fixer des objectifs plus faciles à atteindre et enfin valoriser sa différence.

Pour faire face au TDAH, Les parents doivent jouer un rôle  important dans le développement  de l’estime de soi  de l’enfant atteint. Ils doivent  être capables de le motiver par leur  perception et leur  réaction par rapport à ces manquements, afin de le guider, pour qu’il puisse développer une vision  plus positive de lui-même. De cette manière l’enfant se sentira  valorisé et soutenu par ses parents car malgré les difficultés et les défis du TDAH, l’enfant à une valeur unique que  seules  les paroles et les  actions  de son entourage peuvent aider à son épanouissement.

Syndie Désir,

Intervenante pédagogique / Psychologue

POURQUOI FAIRE DES COMPLIMENTS ?

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Bonjour à tous, Je suis Amélie DUCLONA, intervenante de La Ressource et je vais vous parler de l’importance des compliments. Nous sommes le 1er mars et c’est la journée du compliment. Tout d’abord, je vais vous définir le mot « compliment ». Un compliment, c’est le fait de féliciter quelqu’un, lui faire des éloges avec ou sans raison.Lorsque vous complimentez quelqu’un, vous l’encouragez à avoir confiance en lui et à gagner en assurance.

De ce fait, vous permettez à la personne d’utiliser une plus grande part de ses ressources et de ses capacités.

C’est pourquoi, je vais aller tout de suite dans le vive du sujet : Il est extrêmement important de complimenter sans limites les enfants. Dés sa naissance, vous devez féliciter et encourager votre bébé : Bravo, tu fais beaucoup de progrès. Quand il commence à vouloir marcher, encouragez-le. Tu vas y arriver, continue comme ça et ce, à chaque étape de sa vie.

Un enfant est un être qui fait des efforts au quotidien pour comprendre le monde qu’il l’entoure, il est donc primordiale de l’encourager dans ce sens et éveiller sa curiosité. Que vous soyez professeurs, parents, employeurs, vous avez le devoir de féliciter et de complimenter souvent vos élèves, vos enfants et vos employés.

Tout le monde aime les compliments car même les adultes continuent à grandir dans les doutes et les incertitudes.Le fait de complimenter quelqu’un, c’est nourrir la confiance, vous diminuez ses craintes face à ses difficultés et vous l’aidez à croire en lui pour qu’il donne le meilleur de lui-même.

Néanmoins, si vous passez votre temps à critiquer vos enfants, vos collègues et vos amis, vous ne recevrez que des critiques en retour. C’est au quotidien que vous devez complimenter vos enfants et les encourager. Ainsi, vous les aidez à avoir une estime d’eux-mêmes solide et ils grandissent sereinement avec l’envie d’apprendre. Croyez-moi, vos enfants ne cesseront de vous complimentez en retour !Alors consommez des : bravo, je suis fier de toi, tu es le meilleur sans limites. D’ailleurs, j’en profite pour dire à toutes mes collègues de La Ressource que je suis vraiment heureuse de travailler avec elles !

À très bientôt pour un nouvel article !

Conseils aux parents : Aider mon enfant à avoir de meilleures notes à l’école.

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Nous savons tous ce que cette première période de l’année sous-entend.  Le mois de janvier a débuté – et tire déjà même à sa fin. Toutefois, nous sommes, pour la plupart, encore plongés dans la magie des fêtes et nous nous remémorons les moments heureux passés en famille. Cependant, c’est aussi le temps pour nous de mettre en place de nouvelles résolutions et de planifier les mois qui suivent. Cette période n’est donc pas sans inquiétude et anxiété pour certains parents. Effectivement, le premier trimestre achevé, les bulletins ont donc été distribués. Pour certains, les résultats de leurs efforts y sont reflétés, tandis que pour d’autres, il s’agit d’une réalité bien moins agréable. Néanmoins, tout n’est pas perdu ! Loin de vous laisser décourager, c’est plutôt le moment de mettre en place un support pour vos enfants qui n’ont pas eu un bon trimestre. L’une des premières choses à faire est de cibler là où votre enfant a eu des difficultés et de faire une analyse exhaustive de celles-ci.

Certaines fois, il peut s’agir simplement d’un manque de compréhension d’un concept en particulier – ce qui peut affecter le raisonnement de tout un chapitre. D’autres fois, votre enfant peut être en train de faire face à une anxiété de performance qui se fait ressentir à plusieurs niveaux. L’enfant se met beaucoup de pression ou semble tout comprendre, mais il n’arrive pas à mettre en pratique sa compréhension des concepts  lors des examens. Il y a aussi le cas où, très souvent, l’enfant démontre des signes d’un trouble d’apprentissage ou d’attention.  Quel que soit le cas de figure, si vous remarquez une baisse du niveau scolaire de votre enfant après le bulletin du mois de décembre, c’est le moment de réagir et de mettre en place une structure pour l’aider à regagner confiance et réussir son année.Il est probable que la lacune soit dans une matière particulière. Le cas échéant, il vous est conseillé de reprendre tous les concepts, chapitre par chapitre, avec votre enfant en vous armant de patience et d’imagination. Ceci aidera votre enfant à faire un lien avec le concept et ses émotions.

Par exemple, faire allusion à un terrain de football sur lequel on fait un entraînement pour expliquer le concept du périmètre. Un enfant qui aime le football sera tout de suite capable de comprendre le concept et de le mémoriser plus facilement.  Si vous avez l’impression que les difficultés résident à tous les niveaux, commencez par voir l’enseignant afin de recueillir le plus d’informations possible sur votre enfant à l’école, par exemple, son niveau d’attention, sa manière de travailler ou encore ses réactions durant les examens. N’hésitez pas également à demander à voir les feuilles d’examen. Une fois cette étape complétée, consultez un professionnel qui pourra vous faire un bilan pédagogique – ce qui vous donnera une meilleure idée des forces et des défis auxquels votre enfant fait face. Ce bilan devrait aussi établir des pistes d’intervention pour aider votre enfant à passer à travers ses difficultés en utilisant des stratégies spécialisées adaptées à ses besoins.

Surtout, rappelez-vous : un mauvais trimestre n’est pas synonyme d’une mauvaise année. C’est l’opportunité de mieux encadrer vos enfants en leur donnant tous les outils qui pourront leur être utiles.

Conseils pratiques sur les enfants et l’impulsivité

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Actuellement, on rencontre constamment des fillettes et garçonnets avec un haut niveau d’impulsivité associé à un déficit dans le contrôle des fonctions exécutives, se manifestant par des difficultés dans l’organisation, la planification ou l’exécution d’une tâche spécifique. Ainsi, à maintes reprises, l’impulsivité se manifeste comme une réponse à une mauvaise gestion émotionnelle (excès émotionnel soit être surexcité ou trop en colère).

À ce moment, il est important d’exposer à l’enfant qui n’a pas eu un bon comportement, une fois, qu’il existe des techniques ou solutions de rechange qu’il peut mettre en pratique à l’avance afin de prévoir les conséquences accompagnant ce qu’il veut faire.

En sachant que l’attention, la concentration et l’autocontrôle varient d’une personne à l’autre, il est important de comprendre qu’une difficulté à rester attentif ou un surplus d’énergie ne signifie pas que l’enfant est hyperactif ou présente un TDAH.

Voici donc quelques conseils pour vous aider à mieux gérer votre enfant et son impulsivité :

  1. Réponse à la nécessité de bouger: pour rester calme, l’enfant impulsif dépense beaucoup d’énergie dans la salle de classe. N’ayant donc pas satisfait ce besoin de bouger, il aura sans doute des répercussions sur ses capacités attentionnelles qui augmenteront son agressivité. Il faut donc, au quotidien, prévoir des activités où il pourra dépenser son énergie avant les moments où il doit rester calme (matins avant l’école, avant les repas, avant les devoirs, avant de se coucher, etc.). Aussi, il est important de lui procurer un objet lui occupant les mains ou les pieds pendant qu’il doit rester calme : balle antistress, élastique, pâte à modeler, lézard lourd, etc.
  2. Alimentation saine: on suggère de réduire la quantité d’aliments industriels, de consommer moins de sucre, de gras, de colorants et d’agents de conservation. Ainsi, il faut faire attention au petit-déjeuner : pas trop de sucre (ex : Nutella, jus), ajouter des protéines et des fibres. Aussi, vérifiez si ce dernier ne pourrait pas avoir des intolérances alimentaires (lactose, gluten, etc.). Une mauvaise digestion influence particulièrement l’attention et l’humeur. En dernier lieu, ajoutez des omégas 3 à son alimentation et vérifiez s’il y a lieu de carence en zinc ou en fer.
  3. Réduction de temps devant les écrans (télévision, ordinateur, tablette, etc.)
  4. Jeux de société : 30 minutes/jour suffisent. Ces activités sont excellentes pour l’entrainement par le plaisir, développer des capacités à attendre son tour, réfléchir et trouver des stratégies, inférer, anticiper des situations, gérer ses émotions, etc.);
  5. Apprentissage adapté: Puisque tous les enfants n’ont pas les mêmes besoins ni la même façon d’apprendre et d’encoder l’information, il faut utiliser trois types d’apprentissages : auditif/verbal (explication orale), visuel/concret (démonstration) et kinesthésique/expérientiel (mise en situation par le mouvement);
  6. Indulgence (pardonner) : les difficultés de concentration et la maitrise d’agitation sont souvent dures à contrôler pour l’enfant. Évitez de le culpabiliser (oublis, agitation et inattention), amenez-le à l’indulgence envers lui-même en accentuant sur le fait qu’il est en apprentissage (valorisation d’efforts et identifications de figures importantes qui oublient ou font des erreurs aussi). Soyez également indulgent envers vous-même, parent ou prof. Dieu seul sait combien il est difficile de garder patience avec un enfant distrait, qui bouge comme un ver, qui perd tout et s’emporte à la moindre frustration.

Marie-Nicka Petit-Frère 

Intervenante pédagogique/Psychologue, La Ressource

L’été arrive; Quoi faire?

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Nous savons tous qu’après les vacances de Pâques, les vacances d’été vont arriver à grands pas : les longues journées d’été, la chaleur, les vacances et surtout le temps libre. Je suis sûre qu’en tant que parent vous avez déjà commencé à vous poser la question, si elle n’est pas encore répondue : qu’est-ce qu’il va faire durant ces 3 mois de vacances?

Le bombardement des publicités des camps d’été va bientôt se faire sentir. Parfois, il y en a tellement, que l’on ne sait lequel choisir.

Permettez-moi de m’introduire dans votre préparation d’été.

Une chose à laquelle vous devez penser, c’est le profil de votre enfant, et la manière dont il a passé son année scolaire.

La recherche démontre qu’un enfant qui n’est pas en difficulté perd environ 10 à 20% de ce qu’il a appris durant son année scolaire. Imaginez alors celui qui s’est battu durant toute l’année.

Très souvent, les parents me disent, « mais les vacances sont importantes »,  « j’aimerais lui donner une pause ». Effectivement, il faut que l’enfant se repose, qu’il voie autre chose, qu’il s’amuse, mais il faut aussi le garder stimulé.

Pensez-y; votre enfant a eu de la difficulté avec ses tables de multiplication : 4×4=16, vous vous êtes acharnés à le faire étudier par cœur ce fameux 4×4=16! Il arrive à terminer son année en se rappelant sans aucun problème que 4×4=16. Maintenant, l’été arrive, il passe d’excellentes vacances, bien méritées, de très belles journées au camp d’été, à la plage, couronné par un beau voyage à Walt Disney.

Voilà déjà la rentrée, première semaine de classe, vous lui dites : « Mon grand, ou ma grande, tu te souviens de tes tables de multiplication? On y va! 4×4=? », et l’enfant avec un grand sourire anxieux vous répond : « 22? ». Il remarque le désarroi sur votre visage, et il vous dit : « Non, non! 19! ». Là, vous remarquez que vous devez tout recommencer, et lui, il devient frustré.

Donc, pour préparer septembre, il faut travailler un peu durant les vacances. Alors, il est fortement recommandé de faire des petites séances de stimulation durant l’été périodiquement. C’est une période idéale pour se rattraper, il n’y a pas la pression de l’école, les sessions peuvent avoir lieu de manière plus décontractée et à son rythme. Ces séances peuvent être concentrées sur un concept mal compris (la multiplication ou le pourcentage), un aspect difficile (l’organisation ou la mémoire de travail) ou vouloir le garder en haleine. Ceci doit être fait tout en permettant à votre enfant d’avoir de très belles vacances.